Home Forêt du geai, la rencontre... Bois des Vallons, la chute.... Pré de la Tour, impudentes... Massif du saut du loup,surprise... Maison, rêveries...Bois des Vallons, 14 juin-20heures juin-18heures
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L’ été bat son plein… Ce soir, Maud et moi revenons une nouvelle fois au bois des Vallons, là où nos amis blaireaux ont établi leur gîte. Comme de coutume, le pas est léger et le vent maîtrisé. Des digitales pourpres bordent le chemin, comme pour mieux nous diriger. Quelques minutes nous suffisent pour apercevoir les premiers monticules, caractéristiques… Un champ de plantes épiphytes pousse alentour, orties et officinales abondent, comme souvente fois autour d’ une blaireautière. Un rouge-gorge accompagne nos pas dont la pression soulève les feuilles et mets à nu son repas. Bel exemple de commensalisme. Assis à quelques mètres du terrier principal, l’ attente n’ est pas longue,une vingtaine de minutes tout au plus… Une branche tombée dans la gueule du terrier vacille à plusieurs reprises…Un bout de nez humant l’ air sort progressivement, puis le museau enfin le cou…Après quelques essais de sortie du même type, notre premier blaireautin sort complètement, suivi par ses deux frères. La lune se fraie un chemin à travers une myriade de diamants célestes…Combien de générations de blaireaux a-t-elle accompagnée de sa lumière ?… Adorables boules de poils, sautants et virevoletants comme autant de ressorts, nos trois larrons vaquent à leurs occupation depuis maintenant trois quart d’ heure… Les deux premiers se sont éloignés vers le nord en suivant la piste herbeuse qui monte vers la fontaine au loup. Le dernier qui ne s’ en est pas aperçu, esquisse un mouvement de panique en sentant le poids de la solitude, jette un coup d’œil alentour et rentre en trombe au terrier, pensant peut-être les y trouver… Quelques secondes, lourdes de silence s’ égrènent lentement, ponctuées par le chant des derniers oiseaux…Nous attendons sans bouger, souffle coupé…. Notre boule de poils n’ ayant pas trouvé ses frères au gîte, ressort littéralement ventre-à-terre vers le nord, comme s’il venait de réaliser la situation… Une fraction de seconde plus tard, il passe face à nous dans une incroyable pirouette…devant les deux spectateurs médusés par ce qu’ ils pensent avoir provoqué… Le poil ébouriffé en goupillon de vaisselle, tendu au maximum sur ses pattes, le regard plus interrogé qu’ inquiet, il reprend ensuite son chemin initial vers le nord… Ca n’ est que grâce à la caméra qui tournait, que nous avons compris après plusieurs passages au ralenti : notre blaireautin, au sortir précipité de son antre, s’ était tout simplement pris les pattes dans une racine dissimulée sous les herbes Une chute digne des meilleurs judokas…pour une scène qui n’avait duré que…5 secondes…